Home » Qui sommes-nous

Qui sommes-nous

I. Fondation et premières actions de l’ASSOCIATION DES AMIS D’ANGKOR : alerter sur la nécessaire sauvegarde d’Angkor

 

Au cours de l’Assemblée Générale Constitutive du 6 février 1988, l’ASSOCIATION DES AMIS D’ANGKOR  prend naissance à l’initiative d’un groupe de personnalités issues du musée Guimet, de l’Ecole Française d’Extrême Orient, de l’Université sous la présidence de Monsieur Yves MALECOT. Publiée au Journal Officiel de la République Française le 22 juin 1988, AAA se donnait comme objet "de faire connaître la civilisation khmère et contribuer à la sauvegarde, à la restauration et à la mise en valeur du patrimoine monumental, notamment du site d’Angkor".

 

Ses premiers efforts ont contribué à l’information des milieux concernés du Kampuchea (tant à l’intérieur du pays qu’à l’extérieur) des autorités gouvernementales françaises, des administrations et organismes spécialisés intéressés à notre démarche et à sa problématique.

 

Une première mission, organisée dès janvier - février 1989, a permis au Professeur Claude JACQUES, Directeur d’Etude à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes et au Professeur René DUMONT, ancien architecte des Bâtiments de France, de faire le point sur l’état du patrimoine bâti et des collections afin d’apprécier les besoins d’assistance.

 

Sur ce premier matériel, l’Association des Amis d’Angkor lança et réalisa un ensemble d’expositions à Paris à l’Hôtel de la Monnaie, ou au Musée Guimet et des cycles de conférences. D’autre part AAA amorça une politique de rassemblement d’une documentation de base et d’exploitation de l’expérience de ses membres dans cette partie de l’Asie. Ces deux axes, toujours en œuvre, ont permis dans les années 90 et 2000 de mener des études de terrain et des rapports d’expertise pour les autorités cambodgiennes, l’UNESCO et l’APSARA ("Autorité pour la Sauvegarde et l’Aménagement de la Région d’Angkor" organisme chargé depuis une vingtaine d’années de gérer le site d’Angkor et de quelques autres sites exceptionnels du Cambodge).

 

II. Croissance et renforcement de la politique de communication de l’Association.

 

 Au cours de la table ronde internationale d’Experts sur la conservation des Monuments d’Angkor organisée par l’UNESCO  à Bangkok du 5 au 8 juin 1990, AAA se voit associée à plusieurs organismes français de Recherche (E.P.H.E.,  E.F.E.O. C.N.R.S.) pour réaliser une mission de prospection archéologique diffusée par l’U.N.E.S.C.O.

 

L’organisation par les AAA, sous l’autorité de son Président Jean-Marie CHARPENTIER, du Colloque « Préservation du Patrimoine du Cambodge » le 27 novembre 1999 est la démonstration de cette volonté d’accompagner aussi bien les efforts politiques et institutionnels français et cambodgiens que les apports scientifiques de l’Ecole Française d’Extrême-Orient. Cette action s’inscrivait dans une démarche internationale sous l’impulsion et le haut patronage de l’ U.N.E.S.C.O.

 

Durant les années 90 les AAA développent un effort particulier sur le plan de la communication en créant un bulletin d’informations (l’ami d’ANGKOR) relatant tout aussi bien l’évolution des politiques de sauvegarde que  les risques toujours importants courus par les principaux monuments comme par les plus modestes qui contribuent aussi à la puissance et à la beauté des sites. A ce titre le bulletin a consacré en novembre 2003 une première monographie sur le Phnom Bakheng et un tiré à part sur le temple de Preah Vihear comme première contribution des Amis d’Angkor en vue de l’inscription de ce site sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

 

C’est au cours de cette période que AAA a édité des reproductions d’aquarelles de Lucien FOURNEREAU sous forme de cartes postales, et procédé à la réédition de l’ouvrage de Louis DELAPORTE  "Voyage au Cambodge" publié pour la première fois en 1880. Depuis, "L’ami d’Angkor" a été remplacé par un bulletin bimestriel, "L’ACTU des Amis d’Angkor" qui poursuit sa mission d’information sur les manifestations khmères en Europe, les publications se rapportant au Cambodge et à la sauvegarde des monuments, l’actualité de la recherche et l’avancement des travaux de l’association.

 

Le Musée GUIMET soutient régulièrement les actions de AAA et l’a associée en 2006 à la publication de l’ouvrage "Anamorphoses" réunissant des textes en hommage à Jacques DUMARCAY, architecte, grand spécialiste des techniques constructives et architecturales khmères. 

 

III. Lancement et développement d’une politique d’expertise renforcée.

 

Depuis 2004, sous l’impulsion de son nouveau Président, le Professeur Pierre CLEMENT (architecte et ethnologue), plusieurs missions d’expertise ont été réalisées, aussi bien sous l’égide du Ministère Français de la Culture que de l’ U.N.E.S.C.O. en vue de collecter et de mettre en forme les données nécessaires au montage des dossiers de classement du Preah Vihear et de sauvegarde du Phnom Bakheng. Plusieurs rapports ont été communiqués à APSARA et aux autorités gouvernementales afin de définir précisément aussi bien le plan de gestion de Preah Vihear que la stratégie à mettre en œuvre pour stabiliser le Phnom Bakheng et assurer la sécurité des visiteurs toujours plus nombreux.

 

Sur ce fond de documents collectés directement sur ces deux sites par les membres de AAA, et sur les rapports déjà remis, l’équipe a lancé la mise en forme de deux publications destinées à expliquer ces deux temples dans leur histoire, leur architecture, leur sens et leur devenir.

 

AAA s’appuie aussi sur ses membres permanents au Cambodge et soutient l’initiative de jeunes chercheurs khmers pour une enquête socio-économique devant contribuer à la mise en place d’un plan de gestion pour le classement du Preah Vihear.  Des premières investigations ont été également lancées sur les sites de Koh Ker et de Beng Mealea dans la perspective d’enrichir les travaux déjà entrepris par APSARA. Comme pour les temples du Phnom Bakheng et de Preah Vihear, le problème de la dynamique du paysage renvoie à l’approche technique de sauvegarde et de stabilisation des édifices dans le respect d’une certaine authenticité  des sites en considérant leur étendue et leur enveloppe naturelle.

 

AAA souhaite développer une politique de rajeunissement de ses cadres opérationnels, aussi bien chercheurs que spécialistes de terrain afin de renforcer son réseau en Europe et au Cambodge afin de s’inscrire dans la nouvelle phase de gestion du site proprement dit de la cité d’Angkor. Son ambition est également de travailler sur les sites en cours de reconquête et de développement dans le cadre de la politique de tourisme initiée par le gouvernement cambodgien.

 

IV. Perspectives : alerter sur les dangers du tourisme

 

Si l’Association avait à l’origine un double objectif, celui de faire connaître les richesses de la civilisation khmère et celui de contribuer à la sauvegarde de ses monuments, « la mise en tourisme » massive du site d’Angkor et la fragilité de l’environnement autour de nombreux autres sites, nous alertent à nouveau sur les risques encourus. Protection, contrôle, respect des plans de gestion et de l’environnement des sites deviennent une priorité nouvelle pour ne pas tuer la poule aux œufs d’or.

 

 

 

Jean-Jacques DUPUY

Secrétaire Général de AAA

2007 / 10 / 01